extraction d air : bonnes pratiques et débits réglementaires

extraction d air : bonnes pratiques et débits réglementaires

Dans le cadre de la gestion de la qualité de l’air intérieur, l’extraction d’air joue un rôle que vous ne pouvez ignorer. Que ce soit pour assurer le confort de vos occupants ou pour respecter les normes en vigueur, comprendre les principes de base et les débits réglementaires est une étape clé. Cet article vous guide à travers les bonnes pratiques pour une extraction d’air efficace et conforme.

Points Clés de l’Extraction d’Air

  • L’extraction d’air sert à retirer l’air vicié ou pollué d’un espace, contribuant ainsi au renouvellement de l’air et au maintien d’un environnement sain. Elle est essentielle pour évacuer les polluants générés par les activités humaines et les matériaux présents dans les locaux.
  • Les réglementations définissent des débits minimaux d’air neuf à introduire dans les différents types de locaux. Ces débits varient selon l’usage du local, sa taille, et la présence éventuelle de fumeurs, afin de garantir un niveau de qualité d’air acceptable.
  • Le placement stratégique des prises d’air neuf et des rejets d’air extrait est important. Il faut respecter des distances minimales pour éviter la recirculation d’air pollué et assurer une ventilation efficace. Les normes spécifient ces distances pour optimiser le fonctionnement du système.
  • La filtration de l’air extrait et de l’air neuf est primordiale. Des préfiltres et filtres finisseurs, choisis selon des classes de filtration adaptées, permettent de retenir les particules et d’améliorer la qualité de l’air. Un entretien régulier de ces filtres est nécessaire.
  • L’optimisation énergétique des systèmes d’extraction d’air passe par la récupération de chaleur sur l’air extrait, l’utilisation d’échangeurs thermiques performants, et le maintien d’une bonne étanchéité du système et du bâtiment. Cela permet de réduire les pertes d’énergie tout en assurant une ventilation adéquate.

Principes fondamentaux de l’extraction d’air

Système d'extraction d'air dans une pièce moderne.

Pour bien comprendre l’extraction d’air, il faut d’abord saisir quelques notions de base. C’est un élément clé pour assurer une bonne qualité de l’air intérieur dans tous types de bâtiments, qu’ils soient résidentiels, tertiaires ou industriels. On parle ici de renouvellement d’air, un processus qui vise à évacuer l’air vicié et à le remplacer par de l’air frais.

Définition et rôle de l’extraction d’air

L’extraction d’air, c’est tout simplement le système qui permet de retirer l’air d’un espace clos pour le rejeter à l’extérieur. Son rôle principal est de contrôler la qualité de l’air intérieur. En évacuant l’air chargé de polluants, d’humidité ou de mauvaises odeurs, il contribue à créer un environnement plus sain et plus confortable pour les occupants. Pensez à votre cuisine : sans extraction, les odeurs de cuisson resteraient longtemps dans l’air, et l’humidité pourrait causer des problèmes.

Sources de pollution et nécessité de renouvellement

Dans un bâtiment, l’air peut se charger de polluants de diverses origines. Il y a d’abord les polluants liés à l’activité humaine : le dioxyde de carbone (CO2) que nous expirons, les composés organiques volatils (COV) émis par les meubles, les peintures, les produits d’entretien, et même les odeurs corporelles. À cela s’ajoutent les polluants spécifiques à certaines activités : fumées de cuisson, vapeurs chimiques dans un atelier, poussières, etc. L’air extérieur, même s’il n’est pas parfait, est généralement moins chargé que l’air intérieur. C’est pourquoi un renouvellement constant est nécessaire pour diluer ces polluants et maintenir un niveau acceptable.

Le renouvellement d’air est une nécessité pour la santé et le confort. Il permet de limiter l’accumulation des polluants intérieurs et de prévenir les problèmes liés à une mauvaise qualité de l’air.

Distinction entre air neuf, air extrait et air recyclé

Il est important de bien distinguer ces trois termes :

  • Air neuf : C’est l’air extérieur qui est introduit dans le bâtiment pour renouveler l’air intérieur. Il doit être capté loin des sources de pollution.
  • Air extrait : C’est l’air vicié qui est retiré des locaux par le système d’extraction. Il est ensuite rejeté à l’extérieur.
  • Air recyclé : Dans certains cas, une partie de l’air extrait peut être traitée (filtrée, par exemple) et réintroduite dans le bâtiment. Ce système, appelé recyclage, permet de réaliser des économies d’énergie, mais il doit être utilisé avec précaution, surtout dans les locaux où la pollution est plus importante. Il ne doit jamais remplacer complètement l’apport d’air neuf nécessaire.

Voici un tableau qui résume les possibilités de recyclage selon le niveau de pollution de l’air repris :

Niveau de pollution de l’air repris Recyclage de l’air repris Utilisation de l’air transféré
Faible (bureau, couloir escalier, classes, …) OUI OUI
Modéré (magasins, vestiaire, … ) NON OUI*
Élevé (WC, laboratoire, fumoirs, …) NON NON
Très élevé (Cuisine, locaux à déchets, …) NON NON

*vers des locaux de moindre classe de qualité de l’air (WC, garage, …)

Réglementations et débits d’extraction d’air

Il est important de connaître les règles qui encadrent l’extraction d’air pour garantir un environnement sain et conforme. Ces réglementations visent à assurer un renouvellement d’air suffisant pour évacuer les polluants et maintenir une bonne qualité de l’air intérieur. Vous devez vous y référer pour dimensionner correctement vos systèmes.

Cadre réglementaire applicable aux locaux

Le cadre réglementaire pour la ventilation des bâtiments est principalement défini par des normes et des règlements sanitaires. Ces textes précisent les exigences minimales en matière de débit d’air neuf à introduire et d’air extrait, en fonction de l’usage des locaux et de leur potentiel de pollution. L’objectif est de garantir que l’air intérieur soit renouvelé de manière adéquate pour la santé et le confort des occupants. Il est essentiel de consulter les textes en vigueur, tels que les arrêtés et les normes (par exemple, la norme ISO qui sert de référence), pour connaître les obligations spécifiques à votre situation.

L’air neuf doit toujours être capté à l’extérieur, loin des sources de pollution potentielles comme les sorties d’air extrait ou les zones de passage de véhicules. De même, l’air extrait doit être rejeté à une distance suffisante pour éviter toute recontamination.

Débits minimaux d’air neuf par type de local

Les débits d’air minimums requis varient considérablement selon la destination des locaux. Ces valeurs sont souvent exprimées en mètres cubes par heure par occupant (m³/h/pers) ou par mètre carré (m²/pers), et prennent en compte l’activité qui s’y déroule et le nombre de personnes présentes. Voici quelques exemples indicatifs pour des locaux à pollution non spécifique :

  • Bureaux paysagers : Environ 12 m² par personne.
  • Salles de réunion : Environ 3 m² par personne.
  • Salles de classe : Environ 2,5 m² par personne.
  • Magasins : Environ 4 m² par personne.

Pour les locaux à pollution spécifique, comme les sanitaires ou les cuisines, les débits sont souvent fixés par local ou par poste d’émission de polluants. Par exemple, pour des toilettes individuelles, un débit minimal de 15 m³/h par local peut être requis.

Impact de la présence de fumeurs sur les débits requis

La réglementation prend en compte la présence de fumeurs, car le tabagisme est une source majeure de pollution intérieure. Dans les locaux où il est permis de fumer, les débits d’extraction et d’apport d’air neuf doivent être significativement augmentés pour compenser la pollution générée. Si une interdiction de fumer est en place, les débits peuvent être réduits, ce qui a un impact direct sur la consommation énergétique du système de ventilation. Il est donc primordial de bien définir la politique de l’établissement concernant le tabagisme pour ajuster correctement les exigences de ventilation.

Conception des systèmes d’extraction d’air

La conception d’un système d’extraction d’air ne se fait pas au hasard. Il faut penser à où placer les entrées d’air neuf et les sorties d’air vicié, et s’assurer que tout est bien distant pour éviter de recycler l’air pollué. C’est un peu comme organiser une cuisine : chaque élément a sa place pour que tout fonctionne bien.

Placement des prises d’air neuf et des rejets d’air extrait

Pour les prises d’air neuf, l’idéal est de les placer face aux vents dominants. Cela aide à capter l’air le plus frais possible. Quand vous dimensionnez ces prises, visez une vitesse d’air maximale de 2 m/s pour ne pas créer trop de bruit ou de turbulence. Pour les rejets d’air extrait, il faut faire attention à ne pas renvoyer l’air pollué vers des zones sensibles ou des prises d’air neuf. On cherche à ce que l’air vicié s’échappe sans gêner le renouvellement de l’air.

Distances réglementaires entre prises et rejets

Il y a des règles précises à suivre pour que votre système soit conforme. Par exemple, une bouche de rejet d’air sur un mur doit être à plus de 8 mètres d’un bâtiment voisin. Si une prise d’air neuf est sur le même mur qu’un rejet, elle doit être à au moins 2 mètres, et idéalement au-dessus. Si ces distances ne peuvent pas être respectées, il faut souvent placer les rejets en toiture. Ces distances sont là pour garantir que l’air extrait ne soit pas ré-aspiré.

Critères de dimensionnement des bouches d’extraction

Le choix des bouches d’extraction dépend de plusieurs facteurs. Il faut considérer le débit d’air à extraire, la vitesse de l’air souhaitée à la sortie, et le niveau sonore acceptable. Une bouche bien dimensionnée assure une extraction efficace sans créer de nuisances. Il faut aussi penser à la filtration de l’air extrait si celui-ci est rejeté dans l’environnement et pourrait causer des nuisances. Le débit par bouche ne doit généralement pas dépasser 0,5 m³/s, et la vitesse à la sortie doit être d’au moins 5 m/s pour favoriser une bonne dispersion.

La conception des systèmes d’extraction d’air est un équilibre entre efficacité, conformité réglementaire et confort. Ignorer ces aspects peut mener à une mauvaise qualité de l’air intérieur et à des problèmes de fonctionnement.

Voici un tableau qui résume quelques distances importantes à respecter :

Élément à respecter Distance minimale
Distance au sol 1,5 x épaisseur de neige maximale
Distance des sources polluantes (ex: parking) 8 mètres
Distance d’une prise d’air neuf à un rejet sur le même mur 2 mètres (idéalement au-dessus)

Il est aussi important de noter que le débit d’air par bouche de rejet est limité pour assurer une dispersion correcte et éviter les concentrations locales de polluants.

Filtration de l’air extrait et de l’air neuf

Pour garantir une bonne qualité de l’air dans vos locaux, la filtration joue un rôle important. Elle permet de retirer les particules indésirables présentes dans l’air, qu’il s’agisse de l’air que vous faites entrer (air neuf) ou de celui que vous évacuez (air extrait).

Rôle et classes de filtration des préfiltres et filtres finisseurs

La chaîne de filtration se compose généralement de deux niveaux. D’abord, le préfiltre. Son rôle principal est de protéger le reste de votre installation, comme le ventilateur ou les batteries chaudes/froides, en capturant les plus grosses particules. Cela évite qu’ils ne s’encrassent trop vite. Ensuite, vient le filtre finisseur. C’est lui qui assure la qualité de l’air que vous respirez dans les pièces. Il retient les particules plus fines pour atteindre le niveau de propreté souhaité.

Les normes définissent des classes pour ces filtres. Pour le préfiltre, on recommande souvent la classe F7, et pour le filtre finisseur, la classe F9. Ces classes indiquent leur efficacité à retenir les particules de différentes tailles. Par exemple, un filtre F7 est déjà assez performant pour de nombreuses applications.

Choix des filtres en fonction de la qualité de l’air

Le choix des filtres dépend de plusieurs facteurs. Il faut regarder le temps de fonctionnement de votre système, mais surtout la qualité de l’air que vous souhaitez traiter et la qualité de l’air extérieur que vous captez. Si l’air extérieur est très pollué, vous aurez besoin de filtres plus performants.

Voici un petit guide pour vous aider à y voir plus clair :

  • Air neuf pur : Un filtre F6 peut suffire.
  • Air neuf avec poussières : Un filtre F5 associé à un filtre F7 est une bonne option.
  • Air neuf très pollué : Il faudra envisager une combinaison plus poussée, par exemple F5 + filtre à gaz (GF) + F9.

Il est important de noter que ces recommandations peuvent varier. Il faut toujours adapter le choix à votre situation spécifique.

Maintenance et remplacement des dispositifs de filtration

Un système de filtration ne sert à rien s’il n’est pas entretenu. Il faut pouvoir vérifier l’état d’encrassement des filtres régulièrement. Quand ils sont trop sales, il faut soit les nettoyer, soit les remplacer. Ignorer cette étape peut réduire l’efficacité de votre ventilation, augmenter la consommation d’énergie et même dégrader la qualité de l’air.

Le nettoyage ou le remplacement des filtres doit se faire en temps utile pour maintenir les performances du système. Un filtre encrassé peut causer des surpressions dans le système et réduire le débit d’air traité.

Il est aussi bon de savoir que les conduits d’air doivent être nettoyés avant la mise en service, surtout s’il y a eu des travaux. Ils doivent rester propres par la suite.

Optimisation énergétique des systèmes d’extraction d’air

Pour réduire la consommation d’énergie de vos systèmes d’extraction d’air, plusieurs pistes s’offrent à vous. L’objectif est de minimiser les pertes tout en maintenant une qualité d’air adéquate. Il s’agit d’une démarche qui demande une attention particulière lors de la conception et de l’exploitation de vos installations.

Principes de récupération de chaleur sur l’air extrait

L’air extrait, souvent chargé en polluants mais aussi en chaleur, représente une source d’énergie potentielle. Récupérer cette chaleur permet de préchauffer l’air neuf entrant, réduisant ainsi la charge sur votre système de chauffage. Le niveau de pollution de l’air extrait dicte le type de récupération possible. Par exemple, pour des locaux peu pollués comme des bureaux, un simple recyclage de l’air peut être envisagé. Pour des pollutions modérées, un échangeur air/air à plaque est plus adapté. Dans les cas de forte pollution (WC, laboratoires), un échangeur à plaque avec une étanchéité renforcée est recommandé, voire un échangeur à eau glycolée pour les pollutions très élevées comme les cuisines ou locaux à déchets.

Niveau de pollution de l’air repris Type de récupération
Faible (bureaux, couloirs) Recyclage de l’air repris
Modéré (magasins, vestiaires) Échangeur air/air à plaque
Élevé (WC, laboratoires, fumoirs) Échangeur air/air à plaque (étanchéité renforcée)
Très élevé (cuisines, déchets) Échangeur à eau glycolée

Types d’échangeurs thermiques adaptés

Le choix de l’échangeur thermique est déterminant pour l’efficacité de la récupération de chaleur. Les échangeurs à plaques sont courants et efficaces pour des débits modérés. Ils séparent physiquement l’air extrait de l’air neuf, évitant ainsi tout mélange. Pour des applications plus exigeantes, des échangeurs rotatifs peuvent offrir des rendements encore plus élevés, mais nécessitent une attention particulière quant à l’étanchéité pour éviter les transferts de polluants. Il est important de considérer la perte de charge introduite par ces échangeurs, car elle impacte directement la consommation énergétique des ventilateurs. Une bonne conception vise à minimiser cette perte de charge, par exemple en ne dépassant pas 250 Pa pour un appareil de récupérateur de chaleur H3*.

L’intégration d’un système de récupération de chaleur est un investissement qui se justifie par des économies d’énergie significatives sur le long terme, surtout dans les bâtiments avec des débits d’air importants et une longue durée de fonctionnement.

Importance de l’étanchéité des systèmes et du bâtiment

L’étanchéité joue un rôle majeur dans l’optimisation énergétique. Des fuites dans le réseau de conduits d’air peuvent entraîner des pertes d’énergie considérables, estimées à environ 2% du débit total d’air. Il est donc primordial de s’assurer que l’ensemble du système de ventilation est bien étanche. De même, l’étanchéité du bâtiment lui-même est importante. Un bâtiment mal isolé ou présentant des infiltrations d’air non contrôlées oblige le système de ventilation à compenser ces pertes, augmentant sa consommation. Une bonne étanchéité globale permet de mieux maîtriser les flux d’air et de réduire la puissance nécessaire pour le traitement de l’air neuf. Vous pouvez consulter les bonnes pratiques pour une conception optimale.

Suivi et entretien des installations d’extraction d’air

Installation d'extraction d'air propre et moderne.

Une fois votre système d’extraction d’air installé, il ne faut surtout pas l’oublier. Son bon fonctionnement dépend d’un suivi et d’un entretien réguliers. C’est une responsabilité qui vous incombe en tant qu’employeur pour garantir la qualité de l’air et la santé de vos équipes.

Responsabilités de l’employeur dans le suivi des installations

En tant qu’employeur, vous devez vous assurer que le renouvellement de l’air est bien assuré partout dans vos locaux. Il faut aussi veiller à ce que l’installation ne cause aucune gêne aux occupants, que ce soit par le bruit, les vibrations ou des variations de température ou d’humidité. L’installation doit être conçue pour permettre un entretien facile et des contrôles futurs. Les parois internes des circuits d’air ne doivent pas contenir de matériaux qui pourraient se désagréger et libérer des poussières ou des substances nocives. Vous devez aussi recevoir et conserver une notice d’instructions du maître d’ouvrage, qui détaille les spécificités de la ventilation et l’entretien nécessaire.

Constitution et mise à jour du dossier d’installation

Pour faciliter ce suivi, il est indispensable de constituer et de tenir à jour un dossier d’installation. Ce dossier est un document clé qui regroupe plusieurs informations importantes. Il doit contenir la notice d’instructions initiale, mais aussi une consigne d’utilisation que vous rédigez. Cette consigne précise les mesures à prendre en cas de panne et les délais d’évacuation des locaux si le renouvellement d’air n’est plus suffisant. Elle doit être validée par le médecin du travail et le comité social et économique (CSE).

Le dossier d’installation comprend également un dossier de maintenance, qui enregistre :

  • Les dates et les résultats de tous les contrôles périodiques.
  • Les opérations d’entretien et de nettoyage effectuées.
  • Les éventuels réglages ou modifications apportés aux systèmes.

Ce dossier complet doit être accessible à l’inspection du travail, aux services de prévention des organismes de sécurité sociale et au CSE. Même si vous n’êtes pas propriétaire des locaux, vous restez responsable de la ventilation. Il faut donc obtenir les informations nécessaires auprès du propriétaire ou du maître d’ouvrage.

Importance d’une notice d’instructions détaillée

La notice d’instructions, fournie par le maître d’ouvrage, est la base de la gestion de votre système de ventilation. Elle doit inclure un dossier de valeurs de référence qui fixe les caractéristiques qualitatives et quantitatives de l’installation. Cela inclut le débit global minimal d’air neuf, le débit par local, les caractéristiques des filtres, et les systèmes de surveillance. Ce dossier doit être établi au plus tard un mois après la première mise en service. Il est votre référence pour vérifier que l’installation fonctionne comme prévu et pour planifier son entretien.

Le suivi régulier des installations de ventilation n’est pas une option, mais une obligation légale visant à protéger la santé des travailleurs. Il permet de s’assurer que le système fonctionne de manière optimale et qu’il n’y a pas de risque lié à la qualité de l’air.

Pour conclure : l’importance d’une ventilation bien pensée

Voilà, nous avons parcouru ensemble les aspects essentiels de l’extraction d’air. Vous avez vu qu’il ne s’agit pas juste d’installer un système, mais bien de le concevoir avec soin. Respecter les débits réglementaires, choisir les bons filtres, penser à la récupération de chaleur et surtout, assurer une bonne étanchéité, tout cela contribue à un air intérieur sain et à des économies d’énergie. N’oubliez pas que la qualité de l’air que vous respirez a un impact direct sur votre bien-être et votre santé. Prenez le temps de bien comprendre les besoins de vos locaux et de faire les bons choix pour votre installation. C’est un investissement qui vaut la peine.

Questions Fréquemment Posées

Pourquoi est-il si important de bien ventiler mes locaux ?

Il est crucial de ventiler vos locaux pour plusieurs raisons. D’abord, cela permet d’éliminer les polluants qui s’accumulent dans l’air, comme ceux venant de notre respiration, des produits que nous utilisons, ou même de l’extérieur. Une bonne ventilation assure que l’air reste sain pour les personnes qui y vivent ou y travaillent, prévenant ainsi les maux de tête, la fatigue ou les allergies. C’est un peu comme aérer votre maison pour qu’elle reste agréable et saine.

Comment savoir quel débit d’air est nécessaire pour chaque pièce ?

Le débit d’air nécessaire dépend du type de pièce et de son utilisation. Par exemple, une salle de réunion où beaucoup de monde se retrouve aura besoin de plus d’air neuf qu’un bureau où une seule personne travaille. Les règles précisent des minimums, souvent exprimés en litres par seconde par personne ou par mètre carré. Il faut aussi tenir compte si des activités spécifiques, comme la cuisine ou le travail dans un labo, créent plus de pollution.

Est-ce que l’air que l’on extrait peut être réutilisé ?

Oui, dans certains cas, on peut réutiliser une partie de l’air extrait, ce qu’on appelle le ‘recyclage’. Cependant, cela est possible seulement si l’air n’est pas trop pollué. Par exemple, l’air d’un bureau peut être partiellement recyclé après avoir été filtré. Par contre, l’air des toilettes ou d’une cuisine ne doit jamais être recyclé car il est trop chargé en polluants.

Qu’est-ce qu’un filtre F7 ou F9 et pourquoi est-ce important ?

Les filtres sont comme des tamis pour l’air. Les lettres ‘F’ suivies d’un chiffre indiquent leur efficacité. Un filtre F7 est déjà assez bon pour attraper les petites poussières. Un filtre F9 est encore plus performant et retient les particules les plus fines. On utilise souvent un filtre moins performant (préfiltre) pour protéger un filtre plus performant (filtre finisseur). Cela permet de garder l’air intérieur plus propre et de protéger le système de ventilation lui-même.

Peut-on récupérer la chaleur de l’air extrait pour économiser de l’énergie ?

Absolument ! C’est une excellente idée pour faire des économies d’énergie. L’air que l’on extrait est souvent chaud, surtout en hiver. On peut utiliser des appareils appelés ‘échangeurs de chaleur’ pour transférer cette chaleur de l’air extrait vers l’air neuf qui entre dans le bâtiment. Ainsi, on réchauffe l’air neuf sans dépenser trop d’énergie. Plus l’air extrait est pollué, plus le système de récupération doit être adapté.

Qui est responsable de vérifier que le système de ventilation fonctionne bien ?

C’est principalement la responsabilité de l’employeur. Il doit s’assurer que le système de ventilation est bien entretenu et qu’il fonctionne correctement pour garantir un air sain dans les locaux de travail. Pour cela, il doit garder un dossier complet sur l’installation et faire vérifier régulièrement que tout est en ordre. C’est une obligation pour la santé et la sécurité de tous.

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