gaine de ventilation : matériaux, pertes de charge et étanchéité

gaine de ventilation : matériaux, pertes de charge et étanchéité

Choisir et installer une gaine de ventilation peut sembler complexe, mais c’est une étape importante pour assurer la qualité de l’air dans votre espace. Cet article vous guide à travers les aspects essentiels, des matériaux à utiliser aux techniques pour minimiser les pertes d’énergie et de confort. Vous découvrirez comment une bonne gestion de votre gaine de ventilation contribue à un environnement plus sain et plus agréable. Nous allons explorer ensemble les différents éléments pour vous aider à faire les meilleurs choix.

Sommaire :

Points Clés à Retenir

  • Le choix des matériaux pour votre gaine de ventilation (aluminium, PVC, PEHD) dépendra de l’application spécifique et du type de bâtiment. Chaque matériau a ses avantages et ses inconvénients en termes de coût, de durabilité et de performance.
  • Comprendre et minimiser les pertes de charge dans votre gaine de ventilation est essentiel pour l’efficacité énergétique. Cela implique de choisir la bonne taille de gaine, de limiter les coudes et de s’assurer que la vitesse de l’air est bien maîtrisée.
  • L’étanchéité à l’air de votre système de ventilation est primordiale pour garantir les débits d’air prévus, éviter les fuites et réduire la consommation d’énergie. Les raccords sont des points critiques à surveiller.
  • L’isolation thermique des gaines de ventilation, surtout dans les zones non chauffées, permet de prévenir la condensation et de limiter les pertes de chaleur, améliorant ainsi le confort et l’efficacité énergétique globale.
  • La gestion du bruit est aussi importante. Des solutions comme l’isolation acoustique des conduits ou la conception soignée du réseau peuvent réduire les nuisances sonores liées au fonctionnement de la ventilation.

Comprendre les matériaux de gaine de ventilation

Le choix des matériaux pour vos gaines de ventilation est une étape importante qui influence directement la performance de votre système aéraulique. Il ne s’agit pas seulement de faire circuler l’air, mais de le faire de manière efficace, durable et adaptée à votre environnement. Différentes options s’offrent à vous, chacune avec ses particularités.

Les options de matériaux pour les gaines de ventilation

Vous rencontrerez principalement plusieurs types de matériaux pour les gaines de ventilation, chacun ayant ses propres caractéristiques :

  • Gaines en PVC : Souvent utilisées pour leur légèreté et leur facilité d’installation. Elles sont généralement flexibles et peuvent être renforcées. Le PVC est résistant à la corrosion, ce qui est un avantage dans certains environnements.
  • Gaines en aluminium : Disponibles sous forme flexible ou semi-rigide, elles sont appréciées pour leur robustesse et leur résistance à la chaleur. L’aluminium est également résistant aux rongeurs, un point non négligeable.
  • Gaines en acier galvanisé : Plus rigides et durables, elles sont souvent employées dans des applications industrielles ou pour des réseaux plus permanents. Leur résistance mécanique est un atout majeur.
  • Gaines isolées (ouate, laine de verre) : Ces gaines combinent un matériau de base (souvent aluminium ou PVC) avec une couche isolante. Elles sont conçues pour limiter les pertes thermiques et acoustiques.

Avantages et inconvénients des différents matériaux

Chaque matériau présente un équilibre entre ses points forts et ses points faibles. Il est donc essentiel de les connaître pour faire le bon choix.

Matériau Avantages Inconvénients
PVC Léger, facile à installer, résistant à la corrosion Moins résistant à la chaleur, peut se dégrader avec le temps sous UV
Aluminium flexible Facile à courber, s’adapte aux configurations complexes, résistant aux rongeurs Peut être moins aérodynamique, risque de perforations si mal manipulé
Aluminium semi-rigide Bonne tenue, plus aérodynamique que le flexible, résistant aux rongeurs Moins flexible que le modèle précédent, installation plus rigide
Acier galvanisé Très résistant, durable, bonne tenue mécanique Lourd, installation plus complexe, moins adaptable aux courbes serrées
Isolées Réduction des pertes thermiques et sonores, confort accru Plus encombrant, coût plus élevé, installation plus délicate

Critères de sélection des matériaux pour votre gaine de ventilation

Pour choisir le matériau le plus adapté à votre installation, considérez les points suivants :

  • L’environnement d’installation : S’agit-il d’un espace humide, chaud, ou sujet aux variations de température ? La présence de rongeurs potentiels est-elle un facteur ?
  • La configuration des lieux : Avez-vous besoin de flexibilité pour contourner des obstacles, ou une installation plus droite et rigide est-elle possible ? Les espaces restreints peuvent orienter vers des matériaux plus souples ou des formes spécifiques.
  • Les exigences de performance : Recherchez-vous une isolation thermique ou acoustique particulière ? La résistance à la pression et au débit d’air est-elle primordiale ? Une VMC simple flux bien conçue dépendra aussi de la qualité de ses conduits.
  • Le budget : Les coûts varient significativement d’un matériau à l’autre. Il faut équilibrer le coût initial avec la durabilité et la performance attendue sur le long terme.

Le choix du matériau impacte non seulement la facilité d’installation et la durabilité du système, mais aussi son efficacité énergétique et le confort acoustique de votre logement. Une gaine bien choisie contribue à un meilleur renouvellement de l’air, ce qui est crucial pour la santé.

En résumé, prendre le temps d’évaluer ces différents aspects vous permettra de sélectionner le matériau de gaine de ventilation qui répondra le mieux à vos besoins spécifiques.

Optimiser la performance avec les pertes de charge

Gaine de ventilation en gros plan, texture et brillance.

Dans tout système de ventilation, la circulation de l’air n’est jamais parfaitement fluide. Elle rencontre des résistances, que l’on appelle les pertes de charge. Ces dernières ont un impact direct sur l’efficacité globale de votre installation et sur la consommation d’énergie. Il est donc primordial de bien les comprendre pour optimiser votre système.

Comprendre les pertes de charge dans les gaines de ventilation

Les pertes de charge correspondent à la diminution de pression de l’air lorsqu’il circule dans les conduits. Imaginez l’eau dans un tuyau : plus le tuyau est long, plus il y a de coudes, plus la pression de l’eau diminue à la sortie. C’est le même principe pour l’air dans vos gaines de ventilation. Ces pertes sont dues aux frottements de l’air contre les parois internes des conduits, mais aussi aux changements de direction (coudes, tés) et aux variations de section.

Facteurs influençant les pertes de charge

Plusieurs éléments vont jouer sur l’importance de ces pertes de charge. La vitesse de l’air est un facteur clé : plus l’air va vite, plus les frottements sont importants et donc plus les pertes de charge augmentent. La rugosité des parois internes des gaines a aussi son importance ; des surfaces lisses engendrent moins de pertes. La longueur totale du réseau de gaines est évidemment un facteur déterminant, tout comme le nombre et le type de raccords et de coudes présents. Un conduit de petit diamètre entraînera aussi des pertes plus importantes qu’un conduit de plus grande taille pour un même débit. Il est donc important de bien choisir le diamètre de vos gaines, en tenant compte des débits d’air nécessaires. Par exemple, pour des bureaux, la vitesse de l’air ne devrait idéalement pas dépasser 4 m/s pour limiter le bruit et les pertes. Pour une maison individuelle avec un débit de 300 m³/h et des conduits de 125 mm, des pertes de charge de 1 Pa/m peuvent représenter une fuite d’air de près de 30% du débit nominal si l’étanchéité n’est pas parfaite. Passer à une classe d’étanchéité supérieure peut réduire ce chiffre à environ 3%.

Stratégies pour minimiser les pertes de charge

Pour limiter ces pertes et garantir une bonne performance de votre système, plusieurs stratégies s’offrent à vous. La première consiste à choisir des gaines de diamètre adapté au débit d’air requis. Un dimensionnement précis, souvent réalisé avec des logiciels spécialisés, est ici indispensable. Ensuite, il faut essayer de réduire la longueur totale du réseau et le nombre de coudes autant que possible. Privilégiez les conduits rigides aux conduits flexibles lorsque c’est possible, car ils offrent généralement moins de résistance à l’écoulement. L’utilisation de conduits de forme circulaire est aussi souvent plus efficace que les formes rectangulaires. Enfin, une bonne étanchéité des raccords est primordiale, car les fuites d’air non seulement augmentent les pertes de charge effectives, mais aussi la consommation d’énergie. Assurer une installation soignée et conforme aux normes est donc une étape clé pour optimiser votre système de ventilation et réduire votre consommation énergétique. Si vous avez besoin d’aide pour la conception ou l’optimisation de votre système, des professionnels peuvent vous accompagner dans l’analyse de votre installation.

L’importance cruciale de l’étanchéité des gaines de ventilation

Vous savez, quand on parle de ventilation, on pense souvent au débit d’air, au bruit, ou même aux matériaux. Mais il y a un aspect qui est parfois un peu oublié, et pourtant, il est vraiment important : l’étanchéité. Si vos gaines laissent passer l’air là où il ne devrait pas, tout le reste peut devenir moins efficace. C’est un peu comme avoir une super voiture de course avec des pneus qui fuient ; ça ne va pas aller bien loin.

Définition et enjeux de l’étanchéité à l’air

L’étanchéité à l’air, pour une gaine de ventilation, ça veut dire que l’air circule uniquement là où vous le voulez, c’est-à-dire de la pièce vers le système de ventilation, et du système vers l’extérieur (ou vers une autre pièce, selon votre configuration). Ça ne veut pas dire qu’il ne doit y avoir absolument aucune fuite, mais plutôt que ces fuites doivent être minimales. Les fuites d’air, ça peut venir des raccords entre les différentes sections de gaines, des jonctions avec les appareils (comme la VMC ou le caisson), ou même de petits trous dans la gaine elle-même. Quand l’air s’échappe, vous perdez de l’énergie, que ce soit de l’air chaud en hiver ou de l’air frais en été. Et ça, ça se voit sur votre facture d’électricité. De plus, ces fuites peuvent amener de l’air non désiré dans votre maison, ce qui peut causer des problèmes d’humidité ou même d’infiltrations. Une maison bien étanche, c’est une maison qui consomme moins d’énergie, jusqu’à 20% de moins dans certains cas. Il est donc vraiment utile de détecter les fuites pour s’assurer que tout est bien protégé.

Classification des niveaux d’étanchéité

Pour vous donner une idée, il existe des classifications pour mesurer cette étanchéité. On parle souvent de classes d’étanchéité, qui vont de A à D. La classe A, c’est le minimum, avec des fuites assez importantes. La classe D, c’est le top, avec des fuites vraiment très faibles. Pour la plupart des installations résidentielles, on vise au moins la classe B ou C. Les normes aérauliques définissent ces classes en fonction de la quantité d’air qui s’échappe par mètre carré de gaine, sous une certaine pression. Par exemple, pour la classe C, le débit de fuite maximal autorisé est de 0,9 m³/h par m² de surface de gaine, à une pression de 400 Pa. C’est assez technique, mais ça montre qu’il y a des standards pour s’assurer que votre système fonctionne correctement.

Méthodes pour assurer l’étanchéité des raccords

Alors, comment on fait pour que tout ça soit bien étanche ? Pour les raccords, c’est souvent une combinaison de plusieurs choses. D’abord, il faut que les pièces s’emboîtent bien. Si vous découpez vos gaines avec précision, ça aide beaucoup. Ensuite, on utilise des produits pour sceller. Pour les gaines métalliques, un bon vieux ruban adhésif en aluminium, bien appliqué, ça fait des miracles. Il existe aussi des mastics spéciaux ou des bandes d’étanchéité plus techniques. Pour les gaines souples, il faut s’assurer que les colliers de serrage sont bien serrés et que les manchettes sont bien fixées. Parfois, on utilise même des joints spécifiques entre les éléments. L’idée, c’est de créer une barrière continue pour empêcher l’air de s’échapper. Des tests de pression, comme le test d’infiltrométrie (ou ‘blower door test’), peuvent être réalisés pour vérifier l’étanchéité globale de votre installation et s’assurer qu’elle correspond aux exigences de performance attendues.

Dimensionnement et installation des gaines de ventilation

Paramètres essentiels pour le dimensionnement des gaines

Pour que votre système de ventilation fonctionne comme il se doit, il faut d’abord bien choisir la taille des gaines. C’est un peu comme choisir la bonne taille de tuyau pour votre plomberie ; si c’est trop petit, l’eau ne circule pas bien, et si c’est trop grand, c’est du gaspillage. Pour la ventilation, c’est pareil, mais avec l’air.

Plusieurs choses entrent en jeu ici. D’abord, le débit d’air nécessaire. Ça dépend de la taille de la pièce, de son usage, et du type de ventilation que vous avez (simple flux, double flux, etc.). Par exemple, une cuisine a besoin d’un débit plus important qu’une chambre. On mesure ça en mètres cubes par heure (m³/h).

Ensuite, il y a la vitesse de l’air dans la gaine. Si l’air va trop vite, ça fait du bruit et ça augmente les pertes de charge. Si ça va trop lentement, l’air ne se renouvelle pas bien. Il y a des limites à ne pas dépasser, souvent autour de 4 m/s dans les bureaux, par exemple. Il faut trouver le bon équilibre.

Et puis, il y a les fameuses pertes de charge. C’est la résistance que l’air rencontre en circulant dans les gaines. Plus la gaine est longue, plus elle a de coudes, plus elle est petite, plus la perte de charge est importante. Ça demande un calcul précis pour que le ventilateur ne force pas trop et que l’air arrive bien partout où il faut. Pour des pièces sous 15m², on utilise souvent des gaines de 160mm [46f8].

Considérations pour une installation optimale

Une fois que vous avez choisi la bonne taille, il faut installer tout ça correctement. Une installation bâclée, c’est la porte ouverte aux problèmes. Moins vous avez de coudes et moins les gaines sont longues, mieux c’est. Chaque coude, chaque mètre de gaine, c’est une petite résistance supplémentaire pour l’air.

Il faut aussi penser aux matériaux. Les gaines rigides sont généralement meilleures pour la circulation de l’air car elles offrent moins de résistance que les gaines flexibles. Mais les flexibles sont pratiques quand il faut passer dans des endroits compliqués. Il faut choisir le bon type pour le bon endroit.

Voici quelques points à garder en tête pour une installation qui tient la route :

  • Limitez la longueur totale des gaines autant que possible.
  • Réduisez le nombre de changements de direction (coudes).
  • Assurez-vous que les gaines sont bien droites et sans plis, surtout si elles sont flexibles.
  • Pensez à l’accessibilité pour d’éventuels nettoyages ou réparations futures.

L’objectif est de créer un chemin aussi fluide que possible pour l’air, afin de minimiser les efforts du système de ventilation et de maximiser son efficacité. C’est un peu comme aménager une autoroute pour l’air, sans embouteillages ni ralentissements inutiles.

Respect des normes d’installation des gaines aérauliques

Il existe des règles précises pour installer les gaines de ventilation. Ce n’est pas juste une question de bon sens, il y a des normes à suivre pour que tout soit sûr et performant. Ces normes garantissent que votre système fonctionnera bien et qu’il ne posera pas de problème, que ce soit en termes de sécurité ou de performance énergétique.

Parmi les choses importantes, il y a l’étanchéité des raccords. Si l’air s’échappe par les joints, vous perdez de l’efficacité et vous consommez plus d’énergie. On utilise souvent des manchettes et des adhésifs spéciaux pour bien sceller tout ça. Des tests, comme le test d’infiltrométrie (blower door test), peuvent être réalisés pour vérifier que tout est bien étanche.

Il faut aussi respecter les règles concernant les matériaux. On peut utiliser de l’aluminium, du PVC, ou d’autres plastiques. Le choix dépend de l’application et des exigences du bâtiment. Et bien sûr, il faut découper les gaines avec précision pour qu’elles s’emboîtent parfaitement. C’est un travail de minutie qui demande de l’attention aux détails pour un résultat durable et efficace.

Améliorer l’efficacité énergétique grâce aux gaines isolées

Gaine de ventilation isolée avec vue en coupe

Les bénéfices de l’isolation thermique des gaines

L’isolation de vos gaines de ventilation n’est pas juste une option, c’est une étape clé pour rendre votre système plus performant et moins gourmand en énergie. Quand vos conduits traversent des zones non chauffées, comme des combles ou un garage, l’air qui y circule peut perdre beaucoup de sa température. L’isolation agit comme un bouclier, gardant l’air chaud à l’intérieur en hiver et l’air frais à l’intérieur en été. Cela signifie que votre système de chauffage ou de climatisation n’a pas à travailler autant pour compenser ces pertes. Moins d’efforts pour le système équivaut directement à une facture d’énergie plus basse.

De plus, l’isolation prévient un problème courant et désagréable : la condensation. Lorsque l’air chaud et humide entre en contact avec la surface froide d’une gaine non isolée, de l’eau peut se former. Cette humidité peut causer des dégâts, favoriser le développement de moisissures et affecter la qualité de l’air intérieur. Une gaine isolée maintient une température plus stable à l’intérieur, réduisant considérablement ce risque.

Types d’isolants et leur application

Il existe plusieurs types d’isolants que vous pouvez utiliser pour vos gaines, chacun ayant ses particularités. Les plus courants sont :

  • Laine minérale (laine de roche ou laine de verre) : C’est une option très répandue, offrant un bon rapport performance/prix. Elle est généralement enveloppée dans une feuille d’aluminium qui sert aussi de pare-vapeur. Son épaisseur est souvent de 25 mm, mais peut varier.
  • Laine naturelle : Certaines gaines utilisent des isolants plus écologiques, comme des fibres naturelles. L’avantage est qu’ils ne grattent pas, ce qui rend l’installation plus confortable, surtout dans des espaces confinés comme les faux plafonds.
  • Mousses synthétiques : Des matériaux comme le polyuréthane ou le polyéthylène peuvent aussi être utilisés, offrant une bonne résistance à l’humidité et une isolation efficace.

Le choix de l’isolant dépendra de votre budget, des exigences de performance thermique et acoustique, et de l’environnement d’installation. Pour les systèmes de ventilation double flux, où la récupération de chaleur est primordiale, une isolation performante est particulièrement recommandée.

Prévention de la condensation et des pertes thermiques

Pour éviter la condensation, il est important que l’isolant soit appliqué correctement et qu’il forme une barrière continue. Cela inclut le traitement soigné des raccords et des jonctions entre les différentes sections de gaines. L’utilisation de rubans adhésifs spécifiques, comme du ruban aluminium, est souvent nécessaire pour assurer l’étanchéité de l’ensemble.

Les pertes thermiques dans un système de ventilation peuvent représenter une part non négligeable de la consommation énergétique globale d’un bâtiment. En isolant adéquatement vos gaines, vous ne faites pas que réduire vos factures ; vous contribuez aussi à un meilleur confort intérieur et à la préservation de la qualité de l’air.

Les gaines isolées sont particulièrement utiles dans les cas suivants :

  • Conduits traversant des locaux non chauffés (greniers, garages, sous-sols).
  • Systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux, pour maximiser la récupération de chaleur.
  • Applications de climatisation ou de récupération de chaleur.
  • Zones où le risque de condensation est élevé en raison de variations importantes de température.

Gérer les nuisances sonores dans les systèmes de ventilation

Les systèmes de ventilation, bien qu’essentiels au confort de votre bâtiment, peuvent parfois devenir une source de bruit indésirable. Il est donc important de comprendre d’où vient ce bruit et comment le maîtriser. Les nuisances sonores proviennent principalement du fonctionnement du ventilateur lui-même et du mouvement de l’air à travers les conduits. Ce que vous entendez, c’est souvent le son du vent circulant dans la gaine, et cela peut être assez marqué.

Sources de bruit dans les gaines de ventilation

Plusieurs phénomènes contribuent au bruit dans votre système : le bruit du ventilateur qui se propage dans les conduits, le bruit généré par la circulation de l’air (bruit de flux), le bruit qui rayonne dans les pièces, le bruit structurel causé par les vibrations, et enfin, l’interphonie, c’est-à-dire la transmission du son d’une pièce à l’autre via les gaines. Chaque élément de votre réseau peut potentiellement ajouter du bruit.

Voici les principaux types de bruits que vous pouvez rencontrer :

  • Bruit du ventilateur : Le bruit mécanique généré par le moteur et la rotation des pales.
  • Bruit de flux : Causé par les turbulences de l’air lorsqu’il rencontre des obstacles comme des coudes, des tés, ou des registres.
  • Bruit de rayonnement : Le son qui s’échappe des conduits eux-mêmes, surtout s’ils ne sont pas bien isolés.
  • Bruit structurel : Les vibrations transmises aux murs et plafonds par les conduits et leurs fixations.
  • Interphonie : Le passage du son entre différentes pièces par le réseau de ventilation.

Solutions pour l’isolation acoustique des conduits

Pour limiter ces désagréments, plusieurs stratégies s’offrent à vous. L’isolation acoustique des conduits est une méthode efficace. Utiliser des matériaux absorbants, comme la laine minérale ou la mousse acoustique, directement sur ou à l’intérieur des conduits, permet de réduire significativement le bruit. Des conduits spécifiquement conçus avec une isolation sonore intégrée sont également disponibles. Pour les fixations, privilégiez des colliers équipés de supports souples pour absorber les vibrations. L’ajout de silencieux sur le réseau peut aussi grandement aider à atténuer le bruit. Si vous installez des conduits dans des zones sensibles, une isolation d’au moins 5 cm d’épaisseur est recommandée. Pensez aussi à bien calfeutrer les passages de conduits dans les murs et planchers avec des matériaux souples.

Impact de la vitesse de l’air sur le bruit

La vitesse de l’air dans vos gaines a un impact direct sur le niveau sonore. Plus l’air circule vite, plus il génère de turbulences et donc de bruit. Il est donc conseillé de respecter les vitesses d’air recommandées lors du dimensionnement de votre système. Par exemple, pour des locaux résidentiels, la norme NBN S 01-400-1 fixe des limites de bruit selon la pièce. Dans une chambre, le niveau sonore ne devrait idéalement pas dépasser 25 dB pour un confort supérieur. Une vitesse d’air bien maîtrisée contribue à un fonctionnement plus silencieux de votre installation de ventilation mécanique contrôlée.

Il est souvent plus simple et plus efficace de prévenir le bruit dès la conception du système plutôt que d’essayer de le corriger après coup. Une bonne planification peut vous épargner bien des tracas acoustiques.

Pour conclure

Voilà, nous avons fait le tour des gaines de ventilation. Vous voyez, choisir le bon matériau, faire attention aux pertes de charge et surtout, assurer une bonne étanchéité, c’est pas juste des détails techniques. C’est ce qui fait que votre système respire bien, qu’il est efficace et qu’il ne vous coûte pas un bras en énergie. Pensez-y bien lors de vos installations ou rénovations, ça vaut le coup de bien faire les choses pour un air plus sain et un confort accru chez vous.

Questions Fréquemment Posées

Pourquoi le choix des matériaux pour mes gaines de ventilation est-il si important ?

Le choix des matériaux influence la durée de vie de vos gaines et leur efficacité. Par exemple, l’aluminium est résistant, tandis que le PVC est plus léger. Il faut choisir en fonction de l’endroit où la gaine sera installée et de ce qu’elle doit faire, comme évacuer l’air chaud ou froid.

Qu’est-ce que la perte de charge et comment puis-je la réduire ?

La perte de charge, c’est comme un frein pour l’air qui circule dans la gaine. Plus elle est grande, plus le ventilateur doit travailler fort et consommer d’énergie. Pour la réduire, il faut éviter les coudes trop serrés et les gaines trop longues ou trop petites. Une gaine bien droite et de la bonne taille, c’est mieux !

Pourquoi faut-il que mes gaines de ventilation soient bien étanches ?

Une gaine étanche, c’est une gaine qui ne laisse pas l’air s’échapper. Si l’air s’échappe, votre système de ventilation ne fonctionne pas aussi bien qu’il le devrait. Cela peut aussi causer des courants d’air désagréables et augmenter votre facture d’électricité. Il faut bien sceller tous les raccords.

Comment savoir quelle taille de gaine choisir pour ma maison ?

La taille de la gaine dépend de la quantité d’air à faire circuler (le débit) et de la pièce à ventiler. Pour une cuisine, par exemple, il faut une gaine plus grande que pour une petite salle de bain. Il est souvent utile de demander conseil à un professionnel pour être sûr de ne pas se tromper.

Est-ce que j’ai vraiment besoin de gaines isolées ?

Oui, surtout si vos gaines passent dans des endroits froids ou non chauffés, comme un garage ou un grenier. L’isolation empêche l’air de perdre sa chaleur (ou sa fraîcheur) en chemin et évite la formation de condensation, qui peut causer des problèmes d’humidité. C’est aussi bon pour économiser de l’énergie.

Mon système de ventilation fait du bruit, que puis-je faire ?

Le bruit vient souvent du ventilateur lui-même ou de l’air qui circule vite dans les gaines. Pour réduire le bruit, vous pouvez utiliser des gaines avec une isolation spéciale pour le son, ou installer des silencieux. Il est aussi conseillé de ne pas faire aller l’air trop vite dans les gaines et de bien placer le ventilateur loin des pièces de vie.

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