air frais : comment assurer un apport neuf suffisant

air frais : comment assurer un apport neuf suffisant

Assurer un apport suffisant d’air frais dans votre logement est essentiel pour maintenir une bonne qualité de l’air intérieur. C’est un sujet qui peut sembler technique, mais comprendre les bases vous aidera à créer un environnement plus sain. Nous allons explorer ensemble comment y parvenir, en abordant les besoins, les systèmes existants et les défis à relever. Vous verrez, ce n’est pas si compliqué !

Sommaire :

Points Clés à Retenir

  • Il est important de connaître le volume minimum d’air frais nécessaire pour votre logement, en tenant compte des occupants et de l’activité.
  • Les systèmes de ventilation mécanique existants peuvent souvent être optimisés pour améliorer l’apport d’air frais sans gros travaux.
  • Gérer l’air frais dans les systèmes de chauffage et de climatisation permet d’économiser de l’énergie en ajustant le mélange d’air neuf et d’air recyclé.
  • L’étanchéité de votre maison joue un rôle dans la gestion de l’air ; il faut contrôler les fuites pour garantir un apport d’air frais suffisant et maîtrisé.
  • Adapter la ventilation aux saisons et aux conditions extérieures est nécessaire pour une qualité d’air constante et un confort optimal.

Comprendre les besoins en air frais

Pour garantir un environnement intérieur sain et confortable, il est essentiel de bien saisir les exigences en matière d’apport d’air neuf. Ce n’est pas juste une question de confort, mais aussi de santé publique. Un air vicié peut rapidement devenir un problème, surtout dans les espaces clos.

Définir le taux d’air neuf minimum requis

La première étape consiste à déterminer la quantité minimale d’air frais nécessaire. Ce taux n’est pas arbitraire ; il est souvent dicté par des normes et réglementations visant à assurer une qualité d’air hygiénique pour les occupants. Il faut savoir que le débit d’air neuf requis dépend de plusieurs facteurs, comme la taille du local et son usage. Par exemple, une cuisine ou une salle de bain n’auront pas les mêmes besoins qu’un salon. Il est important de consulter les réglementations locales pour connaître les valeurs exactes.

  • Logements résidentiels : Les besoins varient selon la surface et le nombre de pièces.
  • Bâtiments tertiaires (bureaux, écoles) : Les exigences sont souvent plus élevées en raison de la densité d’occupation.
  • Lieux spécifiques (hôpitaux, laboratoires) : Des normes encore plus strictes s’appliquent pour des raisons sanitaires.

Identifier les coûts associés au traitement de l’air neuf

Introduire de l’air extérieur dans un bâtiment a un coût. Cet air doit souvent être traité, c’est-à-dire chauffé en hiver et refroidi en été, avant d’être diffusé. Ce traitement consomme de l’énergie, ce qui se traduit par une augmentation des factures de chauffage et de climatisation. Il faut donc trouver un équilibre entre la nécessité d’un air sain et la maîtrise des dépenses énergétiques. Parfois, un apport d’air neuf plus important peut entraîner une surconsommation d’énergie significative, surtout lors des périodes de grand froid ou de forte chaleur. Il est donc judicieux de penser à des systèmes qui permettent d’ajuster ce débit en fonction des besoins réels et des conditions extérieures, comme le propose une ventilation mécanique contrôlée (VMC).

Adapter le débit d’air neuf aux conditions environnementales

Le débit d’air neuf idéal n’est pas constant. Il doit pouvoir s’adapter aux variations saisonnières et aux conditions météorologiques. Par exemple, lors des journées d’été particulièrement chaudes, il peut être plus judicieux de limiter l’apport d’air neuf pour ne pas surcharger le système de climatisation. Inversement, par temps doux, on peut profiter de l’air extérieur pour ventiler naturellement. Une gestion intelligente de l’air neuf permet de réaliser des économies d’énergie tout en maintenant un confort optimal. Cela peut impliquer l’utilisation de capteurs pour mesurer la température extérieure, le taux d’humidité, ou même la qualité de l’air intérieur (par exemple, le taux de CO2) afin d’ajuster le débit en temps réel.

Optimiser l’apport d’air frais dans les installations existantes

Fenêtre ouverte sur un paysage verdoyant et ensoleillé.

Il est tout à fait possible d’améliorer la qualité de l’air intérieur dans les bâtiments existants sans forcément entreprendre des travaux de grande envergure. L’idée est de tirer le meilleur parti de ce qui est déjà en place.

Utiliser les systèmes de ventilation mécanique existants

Beaucoup de maisons, surtout les plus récentes, sont déjà équipées de systèmes de ventilation mécanique. Si vous avez un système de chauffage central à air pulsé, par exemple, il dispose déjà d’un réseau de conduits et d’un ventilateur. Parfois, ces systèmes peuvent être adaptés pour augmenter l’apport d’air neuf. Si votre système de chauffage central fonctionne plusieurs fois par heure, l’air extérieur introduit peut se mélanger à l’air intérieur dans toute la maison. Si les appareils sont éteints, le ventilateur, s’il tourne en continu ou par cycles, peut faire circuler cet air frais. C’est souvent une solution simple pour améliorer la ventilation.

  • Vérifiez l’existence d’un système de ventilation mécanique.
  • Examinez la possibilité d’augmenter le débit d’air neuf via ce système.
  • Assurez-vous que le système est bien entretenu : filtres propres, conduits dégagés.

Améliorer la circulation de l’air dans les habitations

Parfois, le problème n’est pas tant le manque d’air neuf que sa mauvaise distribution. Dans les maisons où l’air circule peu, même si de l’air neuf est introduit, il peut stagner dans certaines zones. L’utilisation de ventilateurs, qu’ils soient de plafond ou portables, peut aider à brasser l’air et à le répartir plus uniformément. Ouvrir les portes intérieures, surtout lorsque le système de ventilation est en marche, permet aussi à l’air de mieux circuler entre les pièces.

Il est important de penser à la manière dont l’air se déplace dans votre logement. Un simple geste comme ouvrir les portes peut faire une grande différence.

Adapter la ventilation aux spécificités de chaque logement

Chaque logement est différent. Un appartement en centre-ville n’aura pas les mêmes besoins qu’une maison à la campagne. De même, l’orientation du bâtiment, le nombre d’occupants et les activités qui s’y déroulent jouent un rôle. Il faut donc observer attentivement son propre logement pour adapter la ventilation. Par exemple, une cuisine ou une salle de bain peut nécessiter une extraction plus forte. Si vous avez des problèmes d’humidité persistants, cela peut indiquer un besoin d’augmentation de la ventilation. L’objectif est de trouver un équilibre qui assure un air sain sans surconsommer d’énergie.

Pièce concernée Besoins spécifiques Solutions possibles
Cuisine Évacuation des odeurs et de l’humidité Ventilation mécanique dédiée (VMC), hotte aspirante performante
Salle de bain Évacuation de l’humidité Ventilation mécanique dédiée (VMC), minuterie
Chambres Apport d’air neuf suffisant Ventilation naturelle (ouverture des fenêtres), VMC double flux
Salon/Séjour Confort et renouvellement de l’air Ventilation naturelle, VMC simple flux avec bouches d’extraction bien placées

Gérer l’air frais dans les systèmes de chauffage et de climatisation

Il est important de bien gérer l’apport d’air neuf, surtout quand on utilise des systèmes de chauffage et de climatisation. Traiter l’air extérieur pour le chauffer ou le refroidir coûte cher en énergie. C’est pourquoi il faut adapter ce débit en fonction des besoins réels.

Réguler le débit d’air neuf par action sur le recyclage

Le principe ici est simple : on utilise l’air recyclé de l’intérieur pour limiter le traitement de l’air neuf extérieur. En hiver, par exemple, quand il fait très froid dehors, on va limiter l’apport d’air neuf au strict minimum nécessaire pour la ventilation hygiénique. Le reste de l’air sera recyclé et réchauffé. À l’inverse, en été, si l’air extérieur est plus frais que l’air intérieur (par exemple, la nuit pour le ‘free cooling’), on peut augmenter le débit d’air neuf pour profiter de ce rafraîchissement gratuit. L’idée est de minimiser la consommation d’énergie en traitant le moins d’air extérieur possible quand ce n’est pas nécessaire.

Voici comment cela peut se traduire :

  • En hiver : Débit d’air neuf minimal, maximum de recyclage. L’air est chauffé par les systèmes principaux.
  • En mi-saison : On peut augmenter l’air neuf si la température extérieure est agréable, pour profiter des apports gratuits.
  • En été (jour) : Débit d’air neuf limité si l’air extérieur est chaud, utilisation du système de climatisation.
  • En été (nuit) : Possibilité d’augmenter l’air neuf pour le ‘free cooling’ si l’air extérieur est plus frais.

Combiner la vitesse du ventilateur et le recyclage pour ajuster l’air neuf

Pour aller plus loin dans les économies d’énergie, on peut jouer sur deux leviers : le taux de recyclage de l’air et la vitesse du ventilateur. Les systèmes modernes permettent de faire varier la vitesse du ventilateur. En réduisant sa vitesse, on diminue la consommation électrique. L’objectif est de faire tourner le ventilateur le moins vite possible tout en assurant les débits nécessaires. Cela se fait souvent en combinaison avec la gestion des clapets d’air neuf et de recyclage. Par exemple, si plusieurs zones d’un bâtiment ont des besoins différents, il faut trouver un équilibre pour que le ventilateur ne travaille pas sous une pression trop forte. L’idéal est que, dans l’installation, au moins un clapet soit toujours ouvert en grand, ce qui permet au ventilateur de fonctionner à sa pression minimale. Cela peut être géré par des systèmes intégrés ou par des composants indépendants.

Gérer l’apport d’air neuf dans les installations dédiées

Dans les systèmes qui sont conçus spécifiquement pour traiter l’air neuf, comme les systèmes dits ‘tout air neuf’, la gestion de l’apport est primordiale. Ces systèmes peuvent être surdimensionnés pour assurer un refroidissement suffisant en été. Il faut alors une régulation fine pour adapter le débit. On peut utiliser des sondes de température et de qualité de l’air (comme le CO2) pour ajuster précisément l’ouverture des volets d’air neuf. Par exemple, si la qualité de l’air se dégrade, le système peut augmenter l’apport d’air neuf, même si la température extérieure n’est pas idéale. Inversement, si la qualité de l’air est bonne et que l’air extérieur est très froid, on limitera l’apport. L’objectif est de trouver le bon équilibre entre confort, qualité de l’air et consommation d’énergie. C’est un peu comme ajuster le thermostat de votre climatiseur pour qu’il ne tourne pas inutilement.

Les défis de l’étanchéité à l’air pour la ventilation

L’étanchéité à l’air de votre habitation est un aspect souvent sous-estimé, mais qui a un impact direct sur l’efficacité de votre système de ventilation. Une maison trop étanche peut poser des problèmes, tout comme une maison qui laisse passer trop d’air. Il faut trouver le juste milieu.

Quantifier les fuites d’air accidentelles

Les fuites d’air, qu’on appelle aussi infiltrations ou exfiltrations, sont des mouvements d’air non désirés qui entrent ou sortent de votre maison. Pensez aux portes et fenêtres mal ajustées, aux joints qui ne sont plus étanches, ou même aux passages de câbles ou de tuyaux. Ces ouvertures, même petites, peuvent s’accumuler et créer des courants d’air indésirables. Pour avoir une idée précise de ces fuites, on utilise un test d’infiltrométrie. C’est un peu comme un grand ventilateur qui met votre maison sous pression pour mesurer la quantité d’air qui s’échappe. Les résultats vous donnent une mesure concrète de l’étanchéité de votre bâti.

  • Les fenêtres et portes mal ajustées
  • Les joints de calfeutrage vieillis ou absents
  • Les passages de gaines et de tuyaux
  • Les cheminées et les conduits de ventilation non scellés

Gérer les mouvements d’air non contrôlés

Ces mouvements d’air non contrôlés peuvent causer des désagréments. Par exemple, l’air chaud et humide de l’intérieur peut s’échapper par le haut de la maison en hiver, créant de la condensation dans les combles ou les murs. À l’inverse, l’air froid peut s’infiltrer par le bas. Cela affecte non seulement votre confort, mais peut aussi endommager la structure de votre maison à long terme. Il est donc important de bien sceller ces points faibles pour maîtriser ces flux d’air.

L’étanchéité à l’air n’est pas seulement une question de confort, c’est aussi une mesure de protection pour votre habitation. Une bonne étanchéité aide à prévenir les problèmes d’humidité et à maintenir la qualité de l’air intérieur.

Assurer un apport d’air de compensation adéquat

Lorsque vous utilisez des appareils d’extraction puissants, comme une hotte de cuisine performante ou un ventilateur de salle de bain, ils évacuent l’air de votre maison. Si l’air évacué n’est pas remplacé par un apport d’air frais suffisant, cela crée une dépression. Cette dépression peut avoir des conséquences graves, comme le refoulement des appareils à combustion (chaudière, chauffe-eau à gaz), ce qui peut entraîner une mauvaise qualité de l’air intérieur, voire une augmentation du monoxyde de carbone. Il faut donc prévoir un système d’apport d’air de compensation pour équilibrer la pression et garantir la sécurité.

Appareil d’extraction Débit typique (L/s) Besoin d’air de compensation Risque en cas de sous-compensation
Hotte de cuisine puissante > 90 Élevé Refoulement des appareils à combustion
Ventilateur de salle de bain 20-50 Moyen Inconfort, mauvaise qualité de l’air
Ventilation de cuisine 50-100 Moyen à élevé Mauvaise évacuation des odeurs et de l’humidité

Adapter la ventilation aux variations saisonnières et climatiques

Les besoins en air frais ne sont pas constants tout au long de l’année. Il est donc nécessaire d’ajuster votre système de ventilation pour qu’il réponde aux conditions changeantes, qu’il s’agisse de la chaleur estivale ou des températures plus douces des saisons intermédiaires. Une bonne adaptation permet non seulement de maintenir une qualité d’air intérieur optimale, mais aussi de réaliser des économies d’énergie.

Ventilation naturelle par temps chaud

Lorsque les températures extérieures sont agréables, voire chaudes, vous pouvez tirer parti de la ventilation naturelle. Il s’agit d’ouvrir les fenêtres et les portes pour créer des courants d’air. Cette méthode simple et gratuite permet de renouveler l’air intérieur et de rafraîchir votre logement. Il est souvent plus efficace de ventiler tôt le matin et tard le soir, lorsque l’air extérieur est plus frais.

  • Principe : Créer une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur pour favoriser les échanges d’air.
  • Mise en œuvre : Ouvrir les fenêtres opposées pour faciliter le passage de l’air.
  • Avantages : Économique, écologique, et efficace pour abaisser la température intérieure.

Attention, cette méthode n’est efficace que si la température extérieure est inférieure à la température intérieure. Si l’air extérieur est plus chaud, vous risquez d’augmenter la température de votre logement.

Risques de sous-ventilation en saison tempérée

Les saisons intermédiaires, comme le printemps et l’automne, présentent un défi particulier. Les températures sont souvent douces, ce qui peut inciter à réduire la ventilation mécanique pour éviter les déperditions de chaleur. Cependant, même par temps clément, les polluants intérieurs s’accumulent et nécessitent un renouvellement d’air régulier. Une sous-ventilation à ces périodes peut dégrader la qualité de l’air sans que l’on s’en rende compte immédiatement.

  • Gestion du débit : Il est recommandé de maintenir un débit d’air neuf minimal, même lorsque le chauffage ou la climatisation ne sont pas en marche.
  • Capteurs : L’utilisation de sondes de qualité de l’air (CO2, COV) peut aider à ajuster le débit d’air neuf en fonction de l’occupation réelle et des besoins, plutôt que de se baser uniquement sur des horaires fixes.
  • Systèmes VAV : Les systèmes à débit d’air variable (VAV) peuvent être configurés pour réduire le débit d’air neuf à un niveau hygiénique minimum pendant ces périodes, tout en restant capables d’augmenter le débit si nécessaire.

Impact de la qualité de l’air extérieur sur la ventilation

La qualité de l’air extérieur n’est pas toujours bonne, surtout dans les zones urbaines ou industrielles. Il est donc important de prendre en compte cet aspect lors de la gestion de votre ventilation. Si l’air extérieur est très pollué, il peut être préférable de réduire temporairement l’apport d’air neuf ou de le filtrer plus efficacement.

  • Filtration : Assurez-vous que vos systèmes de ventilation sont équipés de filtres adaptés pour retenir les particules fines (PM2.5, PM10), les pollens et autres polluants.
  • Surveillance : Consultez les indices de qualité de l’air locaux pour savoir quand il est préférable de limiter la ventilation naturelle ou d’activer des modes de filtration renforcée.
  • Free cooling : Dans certains cas, un système de ‘free cooling’ mécanique peut être utilisé. Il permet de rafraîchir le bâtiment en utilisant l’air extérieur lorsque celui-ci est plus frais, mais il doit être géré avec soin pour ne pas introduire trop de polluants ou d’humidité.

Les systèmes de ventilation et leur efficacité

Examinons maintenant les différents systèmes de ventilation et comment ils s’en sortent pour renouveler l’air de votre logement. Il existe plusieurs approches, chacune avec ses avantages et ses inconvénients. Comprendre ces différences vous aidera à mieux choisir ou à optimiser votre installation actuelle.

Principes des systèmes à simple extraction

Les systèmes à simple extraction sont parmi les plus courants dans les habitations. Leur principe est assez direct : ils utilisent un ou plusieurs ventilateurs pour extraire l’air vicié des zones les plus problématiques, comme la salle de bain ou la cuisine. C’est une méthode efficace pour évacuer rapidement les polluants et l’humidité à la source. Ils sont souvent requis par les codes du bâtiment et peuvent être complétés par d’autres appareils qui évacuent de l’air, tels que les sécheuses ou les hottes de cuisine.

  • Avantages : Installation relativement simple et coût abordable.
  • Inconvénients : Ne garantissent pas un apport d’air neuf contrôlé, dépendant des infiltrations naturelles.
  • Applications typiques : Évacuation de l’humidité des salles de bain, des vapeurs de cuisson.

Distribution de l’air dans les habitations sans conduits

Dans les maisons qui ne disposent pas d’un réseau de conduits de ventilation centralisé, la distribution de l’air neuf peut devenir un défi. Si vous avez un système qui introduit de l’air neuf, mais pas de conduits pour le répartir, l’air peut avoir du mal à atteindre toutes les pièces de manière homogène. Cela peut entraîner des zones où l’air stagne, affectant la qualité de l’air intérieur. Il est parfois nécessaire de combiner l’utilisation des fenêtres avec des ventilateurs d’appoint pour améliorer la circulation. L’étanchéité à l’air de votre maison joue un rôle important ici ; une maison très étanche nécessitera une ventilation plus active pour compenser le manque d’infiltrations naturelles. Une bonne ventilation mécanique est donc souvent la solution la plus fiable.

L’absence de conduits ne signifie pas l’absence de ventilation. Il faut simplement adapter la stratégie pour assurer que l’air frais atteigne les espaces de vie.

Conception des systèmes de ventilation pour les pièces occupées

La conception d’un système de ventilation doit tenir compte des zones où les occupants passent le plus de temps. L’objectif est de fournir un apport d’air frais suffisant là où il est le plus nécessaire. Pour les systèmes à simple extraction, cela signifie placer les extracteurs dans les pièces humides ou potentiellement polluées. Pour les systèmes plus complexes, comme les systèmes équilibrés, il faut s’assurer que l’air neuf est bien distribué dans les pièces de vie (salons, chambres) et que l’air vicié est efficacement extrait des zones comme les salles de bain et les cuisines. Une bonne conception prend en compte le débit d’air nécessaire pour chaque pièce, en fonction de son occupation et de son usage. Il est important de consulter les normes en vigueur pour assurer une bonne qualité de l’air dans votre logement.

Régulation avancée de l’apport d’air neuf

Apport d'air frais dans une pièce lumineuse avec des plantes vertes.

Pour garantir un apport d’air frais réellement adapté aux besoins du bâtiment et de ses occupants, la régulation avancée s’appuie sur des technologies précises et une logique de pilotage bien pensée. Ce n’est plus une question d’ouvrir ou fermer un volet à l’aveugle, mais de doser intelligemment selon divers paramètres mesurés en temps réel. Voyons plus en détail les outils et approches qui permettent ce pilotage fin.

Utilisation des sondes de température et de qualité de l’air

L’intégration de sondes de température et de qualité de l’air permet d’ajuster plus finement la ventilation. Voici comment ces outils contribuent à une gestion plus dynamique :

  • Mesure en continu du taux de CO2, de COV ou d’humidité pour connaître la qualité de l’air intérieur.
  • Comparaison de la température intérieure et extérieure afin de déterminer s’il est pertinent de faire entrer plus d’air frais ou de limiter l’apport.
  • Prise en compte de la présence ou de l’absence d’occupants, détectée par les évolutions de la qualité de l’air, pour choisir le débit minimal ou ajuster automatiquement à la hausse.

Adapter l’apport d’air neuf selon ces capteurs assure une ventilation en phase avec l’activité réelle, limitant le gaspillage d’énergie sans négliger la santé.

Optimisation de l’ouverture des volets d’air neuf

L’ouverture des volets d’air neuf devient modulable. Cela signifie que la position du clapet est raffinée en continu, en fonction :

  1. Des besoins thermiques (variations de température et de charge dans le logement).
  2. Du niveau de pollution intérieure détecté par les sondes.
  3. Des moments de la journée : ouverture en grand la nuit pour le refroidissement naturel (free cooling), limitation pendant les pics de chauffage ou de climatisation.

Cette modulation apporte des bénéfices concrets, notamment :

  • Une réduction importante des consommations de chauffage et de rafraîchissement.
  • Un confort thermique accru, car la ventilation s’ajuste automatiquement.

Tableau comparatif des consommations d’énergie primaire par type de régulation :

Type de régulation Ventilateur (kWh/m²/an) Énergie primaire totale (kWh/m²/an)
Vitesse variable des ventilateurs 8 46,1
Volets de mélange simples 26,6 92,6

Gestion de l’air neuf dans les installations à débit variable

Dans les systèmes VAV (Volume d’Air Variable), la régulation doit faire face à la fluctuation constante des besoins. Plusieurs actions sont réalisées en permanence :

  • Harmoniser en continu le ratio d’air neuf et d’air recyclé, selon la charge thermique mesurée et la qualité d’air ambiante.
  • Contrôler électroniquement la vitesse du ventilateur et la position du volet selon des points de consigne précis.
  • Prioriser les besoins les plus exigeants entre hygiène et thermique : le système adoptera le débit maximal entre les exigences d’hygiène (qualité de l’air) et de confort (température ambiante).

En bref, vous gagnez en maîtrise et en efficacité. Plus qu’une simple dépense, la régulation avancée du renouvellement d’air s’avère être un investissement qui optimise la performance globale de votre installation tout en préservant la santé des occupants.

Un air frais, un enjeu permanent

Pour conclure, il est clair que maintenir un apport suffisant d’air neuf dans vos espaces de vie ou de travail n’est pas une simple formalité, mais une démarche continue. Vous avez vu que cela demande une attention particulière, que ce soit pour le chauffage, le refroidissement, ou simplement pour le confort et la santé de tous. Pensez-y : adapter le renouvellement d’air selon les saisons et l’occupation réelle peut faire une différence notable, tant sur le plan du bien-être que sur celui des dépenses énergétiques. N’oubliez pas que des ajustements réguliers et une bonne compréhension de votre système de ventilation sont vos meilleurs alliés pour un air sain au quotidien.

Questions Fréquemment Posées

Pourquoi est-il important de renouveler l’air dans ma maison ?

Renouveler l’air, c’est comme ouvrir les fenêtres pour laisser entrer l’air frais. Cela permet d’évacuer l’air usé, chargé d’humidité, de mauvaises odeurs et de polluants qui s’accumulent quand nous vivons dans nos maisons. Un air plus sain améliore votre bien-être et votre santé.

Comment savoir si j’ai besoin de plus d’air frais ?

Si vous remarquez souvent de la buée sur les fenêtres, des odeurs persistantes, ou si l’air vous semble lourd ou confiné, cela peut indiquer que le renouvellement d’air n’est pas suffisant. Une maison bien aérée est plus agréable à vivre.

Est-ce que laisser une fenêtre ouverte suffit pour renouveler l’air ?

Ouvrir les fenêtres est une bonne méthode, surtout par beau temps, pour aérer rapidement. Cependant, ce n’est pas toujours pratique, surtout quand il fait froid ou très chaud dehors, ou si vous êtes absent. Les systèmes de ventilation mécanique assurent un renouvellement d’air plus constant et contrôlé.

Qu’est-ce que le taux d’air neuf et comment est-il calculé ?

Le taux d’air neuf, c’est la quantité d’air extérieur qu’on fait entrer dans la maison par rapport à l’air intérieur. Ce taux est calculé en fonction de la taille de votre logement, du nombre de personnes qui y vivent et de leur activité, pour garantir un air sain sans trop dépenser en chauffage ou climatisation.

Mon système de chauffage peut-il aider à renouveler l’air ?

Certains systèmes de chauffage, comme ceux à air pulsé, peuvent être équipés pour faire circuler l’air et même en introduire de l’air neuf. Il est important de vérifier si votre système a cette fonction et de vous assurer qu’il est bien entretenu pour une ventilation efficace.

Que sont les ‘fuites d’air’ et sont-elles utiles ?

Les ‘fuites d’air’ sont des entrées ou sorties d’air non désirées, par exemple par des fissures dans les murs ou autour des fenêtres. Bien qu’elles contribuent un peu au renouvellement de l’air, elles sont souvent incontrôlables et peuvent causer des pertes d’énergie. Une bonne étanchéité, combinée à une ventilation contrôlée, est préférable.

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